Débat
préliminaire, primaire, débat préliminaire, primaire. Le célèbre dictionnaire Littré nous apprend
qu’une Epanalepse se dit d’une répétition, après un intervalle, de un ou
plusieurs mots.
La
figure de la répétition m’est, semble t’il, imposée dans la démarche que j’ai
révélée il y a plus d’un mois maintenant à la face du monde entrepreneurial et aux
millions de personnes passionnées par les arquebusades patronales. Pour mémoire, je propose d’organiser un débat
préliminaire mobilisant les 700 000
adhérents du MEDEF préalable à l’élection du président du Medef en 2010. Je
m’étonne de devoir réitérer alors que la société française tout entière perçoit
prestement les nouveaux espaces de dialogues ouverts par ces larges
consultations.
Ainsi,
la dernière en date s’est ouverte le jeudi 15 octobre, Jean Bergougnoux,
ancien directeur général d'EDF et ex-président de la SNCF lance le débat public
national sur les nanotechnologies. Dans un article publié par un grand
quotidien du soir, il est précisé que pour ses partisans, il s'agit d'une
expérience de démocratie directe et pour ses détracteurs, d'un simple exercice
de légitimation sociale. Ce même quotidien de préciser : « Les
Français ont le sentiment que, trop souvent, on prend des décisions importantes
pour leur avenir et celui de leurs enfants sans leur en parler et sans les
consulter ».
Tout
récemment, la votation a mobilisé selon la police et les organisateurs environ
deux millions de personnes. Mutatis
Mutandis, Barack Obama et Ségolène Royal sont eux aussi les symboles
vivants de l’émergence d’un besoin de dialogue vital pour les citoyens avant de
voter une loi, de réformer le statut d’une entreprise publique, de voter pour
tel ou tel candidat.
Garantir
l’organisation d’un débat public relève de la Commission nationale du débat
public CNDP. Par sa création, le principe de participation du public est enfin
posé en droit positif dans l’article 2 de la loi du 2 février 1995 relative à
la protection de l'environnement, dite loi "Barnier". Ce principe de
participation, nous apprend le site Internet de la commission www.debatpublic.fr, résulte d’une prise de
conscience des impacts de certains projets d’aménagement ou d’équipement sur
l’environnement et d’une évolution dans la conception du principe de
concertation. Dommage pour moi, à aucun moment il n’est fait mention du
dialogue patronal. Pourquoi ne pas leur faire une lettre et exposer un projet
d’élargissement des prérogatives de la commission. Tiens, tiens…