Très vite, la crise financière et économique s’est transformée
en crise de l’emploi. La catégorie des « jeunes diplômés » faisant partie des
plus exposées, comme le montre
l’étude réalisée par L’Apec auprès de
4000 jeune diplômés de niveau Bac + 4 ou
plus sortant de l’enseignement supérieur
en 2008.
En effet l’enquête nous révèle
les conséquences concrètes de la crise : soit, une chute de 9 point
du « taux d’accès au premier emploi». Cette décroissance
affecte quasiment toutes les disciplines
même si certains secteurs résistent
mieux que d’autres (télécommunication, médical, informatique).
Ainsi, huit mois après la fin de leurs études, les 3/4 des jeunes diplômés ont accédé à un
premier emploi en 2008 contre 82 % en 2007. Seulement 68 %
d’entre eux occupent un poste, alors que ce chiffre s’élevait à 77 % l’année
précédente. Enfin, 32 % des jeunes
diplômés sont à la recherche d’un emploi.
La
crise est là c’est indéniable, d’autant que les recruteurs
« rechignent » de plus en plus à proposer des contrats à durée
indéterminés (54% en 2008 contre 61% en 2007),
à des jeunes diplômés qui doivent redoubler d’effort ou revoir leur
prétentions à la baisse ( 31% des jeunes en poste estiment que leur emploi est
en dessous de leur qualification).
Et ce, tout en sachant que, le cas échéant, ce n’est que dans 7 cas sur 10 qu’un CDI a été contracté dès l’embauche précise l’Apec.

