En septembre 2009, j’ai fait part de mon intérêt pour la campagne à la présidence du MEDEF et de mon souhait qu’elle soit l’occasion d’un débat de fond sur les finalités de notre mouvement et sur son organisation. J’ai aussi voulu témoigner de la volonté d’engagement de la génération d’entrepreneurs à laquelle j’appartiens en souhaitant qu’elle soit davantage représentée au MEDEF.
Je ne serai pas candidat à l’élection du MEDEF en 2010. Après sept mois passés à promouvoir l’intérêt d’organiser le débat d’idées au sein du principal mouvement d’entrepreneurs de France, j'ai rencontré Laurence Parisot. Elle m'a indiqué qu'elle mènerait une campagne sur les idées, au cours de laquelle les entrepreneurs seront sollicités. J'ai trouvé cela extrêmement positif. J’ai l’assurance que le débat aura bien lieu. Par conséquent, je n'ai plus de raison de faire acte de candidature.
Je suis membre du MEDEF Paris et depuis trois ans je participe à la Commission Nouvelles générations. J’avais rempli les conditions nécessaires de collecte de signatures m’autorisant à me présenter. Je n’ai donc aucunement été empêché de me présenter sur un plan administratif ou juridique.
Pour reprendre un qualificatif que les médias m’ont parfois attribué, je revendique le titre de trublion des idées. Mais je mesure la responsabilité qui est la mienne afin que ma candidature ne soit pas un risque pour l'unité patronale, au moment où les entreprises traversent de grandes difficultés et compte tenu notamment des dossiers (retraites, dialogue social dans les TPE…) qui mobilisent actuellement le MEDEF, il m'a paru légitime de ne pas être candidat.
Mon ambition de faire progresser le débat reste intacte et je continuerai d’agir avec la liberté de parole qui est la mienne, au service d’un MEDEF ouvert à la diversité et à l’énergie que recèle le monde entrepreneurial, dans lequel chaque chef d’entreprise puisse se retrouver et faire partager ses idées.

